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Agrée au titre de la protection de la nature dans un cadre national - (Art. L 160-1 du code de l'urbanisme)
Délégation à la qualité de la vie - Arrêté ministériel du 27 septembre 1985 - J.O. du 19 janvier 1994

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Et si je ne devais planter qu'un arbre ? ...
Tous les mois, de nouveaux travaux sont à réaliser au verger et dans les jardins.
En cliquant sur le lien ci-dessus, vous accéderez aux travaux du mois en cours.

 

Cliquez sur le mois:

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Intormations recueillies par Daniel ETALON dans différents ouvrages d'arboricullure, notamment dans "Fruits et Abeilles". Je ne pense pas que beaucoup d'entre nous effectueront la totalité de ces travaux. Chacun choisira en fonction de l'état de son verger, du nombre et de la forme de ses arbres, du temps dont il dispose, de l'argent qu'il est prêt à consacrer à ces travaux, de ses connaissances et de ses compétences techniques, de la rentabilité qu'il attend de son verger, de son courage, et d'autres considérations encore que l'on maîtrise plus ou moins, comme la météo par exemple.

Je signale à ceux que cela intéresse que le Centre Départemental d'Expérimentation Fruitière (C.D.E.F) de LAQUENEXY, en Moselle (que j'ai déjà présenté dans le bulletin n°46 des Croqueurs), offre aux amateurs des informations et des conseils qui sont fréquemment réactualisés en fonctions des avertissements agricoles. Pour en bénéficier, deux solutions: 1/ Permanence téléphonique, tous les lundis après-midi. 2/ 24 heures sur 24, par Minilel. Tapez 3615, code MTONE. Attendre le menu et choisir: "conseils arboricoles".

 

  • Prévoir le matériel nécessaire pour le printemps et l'été : tuteurs, attaches, étiquettes, engrais, produits phytosanitaires . . .
  • Entretien des outils.
  • Si le temps le permet, nettoyage des arbres: éliminer mousse, lichen, bois mort, gui ...
  • Traitements d'hiver aux huiles jaunes, huiles d'anthracène ou autres. A ne pratiquer qu'en cas de nécessité extrême, car elles détruisent aussi bien les auxiliaires que les ravageurs.
  • Arrachage, dessouchage des vieux arbres.
  • Protection contre le gel des végétaux sensibles, avec paille, chiffons, plastique, laine de verre. Badigeonner les troncs à la chaux, cela évite un réchauffement trop rapide au printemps.
  • Taille, si les conditions climatiques sont favorables.
  • Protection contre le gibier.
  • Rabattage des arbres destinés à être surgreffés.
  • Promenade au verger pour vérifier l'état des arbres.
  • Eliminer les vieux fruits recouverts de tavelure ou de moniliose et restés accrochés aux branches.
  • Prélever des greffons.
  • Visite au fruitier
  • Consommer en premier les fruits douteux
  • Eliminer les fruits pourris.

 

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  • Contrôler l'efficacité des mesures prises antérieurement pour lutter contre le gel, les rongeurs ...
  • Contrôler la solidité des ligatures et la lisibilité des étiquettes.
  • Dresser un plan du verger (si ce n'est déjà fait), avec le nom des variétés, date de plantation des arbres et diverses remarques.
  • Soigner les plaies des arbres.
  • Poursuivre les travaux de taille.
  • Si le temps le permet, plantation des jeunes fruitiers et des petits fruits (framboises, groseilles).
  • Taille et tuteurage des cannes de framboisiers.
  • Traitement au cuivre contre les maladies cryptogamiques (cloque, tavelure, moniliose).
  • Prévoir un plan de fumure. On peut commencer à mettre un peu d'azote.
  • Récolter les derniers greffons. Certains essaient déjà la greffe en fente sur cerisier.
  • Lutter contre les campagnols. Quand le sol est profondément gelé, ils éprouvent des difficultés à se nourrir et consomment plus volontiers les différents appâts qu'on leur offre.

 

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  • Plantations. Il est encore possible de planter des arbres à cette époque. Il faut cependant que le sol soit dégelé et suffisamment ressuyé. Il est impératif de praliner les racines et d'arroser copieusement.
  • Contrôle des plantations d'automne. La terre s'est tassée pendant l'hiver et l'arbre est peut-être "pendu" par sa fixation au tuteur. Il faut desserrer le lien et tasser fortement la terre au pied de l'arbre. Vérifier que le collet est bien au ras du sol. S'assurer que l'attache de l'étiquette ne va pas provoquer d'étranglement.
  • Taille. Tous types de taille sont encore possibles en mars : formation, entretien, fructification, élagage. Tailler tard les espèces sensibles au froid (pêcher, abricotier...)
  • Greffe. Prélever les derniers greffons si les yeux sont encore au repos. Surveiller les greffons qui sont déjà en jauge (humidité, rongeurs . .) En mars, on peut réaliser certains types de greffe comme l'incrustation, la fente, l'anglaise. Préparer les arbres qui seront surgreffés en avril ou en mai : pour cela, couper les branches une vingtaine de centimètres au-dessus du futur point de greffe.
  • Boutures. On peut encore mettre en jauge des rameaux qui serviront de boutures le mois prochain On peut aussi tenter le bouturage de rameaux déjà récoltés ultérieurement.
  • Fertilisation. C'est le moment de faire un apport d'azote ou d'engrais complet s'il n'y a eu aucun apport de phosphore et de potasse à l'automne.
  • Traitements. Au débourrement (stade B ou C), on peut appliquer des huiles blanches et un insecticide pour détruire les formes hivernantes ou les premières colonies de pucerons. On peut aussi appliquer un sel de cuivre (bouillie bordelaise, par exemple) pour lutter contre les maladies cryptogamiques (tavelure, oïdium, chancre)
  • Fruitier. Contrôle des fruits et élimination de ceux qui sont abîmés.

 

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  • Plantations : Selon les régions, il est encore possible d'effectuer les dernières plantations. Pralinage des racines, arrosage copieux, paillage sont impératifs.
  • Taille : Il est possible de tailler tardivement, des arbres vigoureux légèrement en sève. Cela atténuera leur vigueur. Il est déconseillé de tailler tardivement les arbres peu vigoureux. Sur les formes palissées, il faut fixer les prolongements, orienter et attacher les branches qui doivent être inclinées. La taille du pêcher doit être effectuée à un moment proche de la floraison. Elle a pour buts de maintenir un nombre de bourgeons satisfaisant, de favoriser l'émission de jeune bois et de préparer la fructification de l'an prochain.
    Les rejets sur les troncs et les drageons doivent être supprimés.
  • Vérifier l'état des tuteurs et des ligatures, surtout pour les porte-greffes à faible enracinement comme les M9 par exemple.
    Surveiller les greffons en jauge et les fruits à la cave.
  • Greffes : Si les porte-greffes sont en sève, on peut pratiquer les greffes sous écorce (en coulée, en couronne, en pont). Si ce n'est pas le cas, pratiquer la fente ou l'anglaise comme en mars.
  • Lutte contre le gel printanier : Le sol doit être propre, tassé (ne pas le travailler). Le gazon doit rester court Effectuer la première tonte dès qu'il mesurera une quinzaine ou une vingtaine de centimètres. Les formes naines et les arbres palissés contre un mur peuvent être recouverts d'un vieux drap ou d'un film plastique. Dans les vergers industriels, certains professionnels allument des chaufferettes au fuel.
  • Noter les dates de floraison de vos arbres. Cela vous permettra d'effectuer des comparaisons avec les années précédentes et cela sera utile aussi pour déterminer la date optimale de cueillette.
  • Favoriser la pollinisation en installant une ou deux ruches dans le verger.
  • Traitements : Surveiller l'apparition des premiers pucerons et traiter immédiatement avec un insecticide. Aux stades D-E) appliquer un traitement fongicide contre la tavelure et l'oïdium.

 

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  • Surveiller les arbres récemment plantés (ligature, tuteur) et arroser copieusement si la terre se dessèche. Si des bouquets floraux apparaissent sur ces arbres nouvellement plantés, il faut les supprimer car ils épuiseraient inutilement ces jeunes sujets.
  • Taille : Ebourgeonner les éventuels rejets et les pousses inutiles. Palisser les prolongements et les dégager des pousses concurrentes en supprimant ces dernières.
  • Greffage ou surgreffage des pommiers.
  • Gel : Poursuivre la lutte comme en avril. Dès que les risques de gelée ont disparu, on peut entretenir le pied des arbres par un binage.
  • Eclaircissage des jeunes fruits s'ils sont trop nombreux Cette opération qui s'effectue 4 à 6 semaines après la floraison peut avoir lieu en juin dans les régions au climat plus rude. Conserver 1 à 2 fruits par bouquet floral. Pommiers : conserver le fruit central. Poiriers : éliminer les fruits centraux. Pêchers : couper par le milieu les fruits à éliminer ; ne conserver qu'un fruit tous les l0-l5 centimètres. Cet éclaircissage assure un bon calibre aux fruits et réduit les risques d'alternance. Dans les vergers industriels, certains professionnels éclaircissent chimiquement les fruits en pulvérisant un A.N.A. (Acide-Naphtil-Acétique).
  • Fertilisation : Faire l'appoint en azote si cela n'a pas été fait antérieurement Cela favorise le développement des nouvelles pousses et l'élaboration de nouveaux bouquets floraux.
  • Traitements : Eviter de traiter en peine floraison. Vous risquez de tuer les insectes pollinisateurs et de laver le pollen des fleurs. Au stade H, appliquer un traitement fongicide contre la tavelure et l'oïdium. Surveiller l'apparition de nouvelles générations de pucerons et traiter immédiatement. Quand les feuilles sont enroulées, c'est trop tard.
    A partir de la mi-mai, on peut poser les pièges sexuels à phéromone pour commencer la lutte contre les carpocapses. Etablir un plan de vos plantations si cela n'a pas été fait Noter aussi d'autres renseignements comme la variété, le porte-greffe, l'origine de l'arbre, la fumure de fond etc. ...

 

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  • Premières cueillettes : Bigarreaux hâtifs, framboises, groseilles...
    Eclaircissage des fruits à poursuivre ou à commencer si cela n'a pas été fait en mai. (voir ci-dessus).
  • Taille : Sur les jeunes arbres en formation et sur les arbres adultes rajeunis au cours de l'hiver précédent, supprimer les pousses mal placées et pincer les pousses conservées (à 4 ou 5 feuilles si la vigueur est faible ; à 7 ou 8 feuilles si la vigueur est forte).

    Décapiter les cerisiers trop hauts au moment de la récolte. Pour affaiblir un arbre vigoureux, pincer les jeunes pousses latérales ne servant pas à la formation de l'arbre ou au prolongement de la charpentière. Cela limitera la fonction chlorophyllienne, donc la formation de bois et favorisera l'induction florale. Sur la vigne, ébourgeonner les pousses apparaissant sur le vieux bois. Des tailles légères de correction sont possibles sur noyers.

  • Greffes : Surveiller les ligatures des greffes d'avril et de mai. Couper le raphia (sans l'enlever) pour éviter tout risque d'étranglement Si la greffe a repris, supprimer les rejets qui apparaissent sur le tronc. Au contraire, si la greffe a échoué, conserver ces rejets : ils maintiendront en vie le porte-greffe et une autre tentative pourra avoir lieu plus tard.
  • Arroser les arbres plantés au printemps si la sécheresse persiste, pailler le pied (attention aux campagnols) ou travailler le sol pour limiter l'évaporation. Entretenir le gazon.

 

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" Juillet ensoleillé remplit caves et greniers"

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  • Taille : Tailler la vigne 3 ou 4 feuilles au-dessus de la dernière grappe. Pratiquer la taille en vert ou les pincements (voir bulletin n° 72 ) pour étoffer la couronne en provoquant la ramification des pousses. Eliminer les rameaux gourmands et les pousses verticales sur les formes palissées horizontalement, cela évite le gaspillage de sève. Supprimer les pousses sans grand intérêt et raccourcir celles qui sont trop longues. Supprimer également les pousses de framboisiers ayant fructifié ainsi que les rejets trop faibles. Tailler le noyer au cours de la première quinzaine de juillet. Elaguer les cerisiers dans la quinzaine qui suit la récolte. Incliner les pousses trop vigoureuses, arquer et palisser les nouvelles pousses (tous arbres fruitiers).
  • Traitements : Un mois de juillet pluvieux favorise bon nombre de parasites, mais quelle que soit la météo il faut rester vigilants : la rapidité d'intervention est souvent déterminante dans la réussite des traitements. Pulvériser des fongicides contre la tavelure et l'oïdium et des insecticides contre les pucerons et les carpocapses (deuxième vol en juillet ou août selon les régions). On peut pulvériser aussi des engrais foliaires pour corriger les éventuelles carences des amendements de l'automne ou du printemps, notamment en oligo-éléments (bore, fer).
  • Récolte des fruits d'été : Certaines variétés de cerises, groseilles, framboises, cassis, fraises, etc.- - se récoltent en juillet selon les régions. Ces fruits d'été ont une durée de conservation beaucoup plus courte que ceux d'automne. Il ne faut pas les cueillir trop mûrs car leurs qualités s'altèrent vite.
  • Autres travaux : Arroser les arbres plantés tardivement et les arbres nanisants (faible réseau racinaire). Désherber, sarcler les cultures de petits fruits Vous éviterez l'envahissement par les mauvaises herbes qui consomment inutilement eau, lumière, éléments nutritifs. Contrôler les ligatures des arbres palissés. Tondre la pelouse dès que la hauteur de l'herbe atteint une douzaine de centimètres. Fin juillet, on peut commencer à poser les premiers écussons.

 

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  • Récolte des fruits d'été (suite) : Comme leur conservation est souvent de courte durée, prévoir de les mettre en conserve (bocaux, congélateur, fruits secs, confiture...)
  • Traitements : Si la température est très élevée, surveiller les attaques d'acariens (feuillage vert bronzé). Lutter contre la deuxième génération de carpocapses et contre les pucerons qui pourraient s'installer sur les jeunes rameaux herbacés de la deuxième pousse. Si le temps est humide, effectuer un traitement contre la tavelure. Attention ! Pas de sels de cuivre sur le feuillage de la plupart des arbres fruitiers et pas de soufre si la température dépasse 25°. Vers la fin du mois, on peut cependant pulvériser une solution cuprique sur les vieux cerisiers pour lutter contre le chancre. Poser des pièges à guêpes si ces insectes s'attaquent aux fruits.
  • Taille : Eliminer les feuilles masquant les fruits, ceux-ci seront plus colorés et plus sucrés. Continuer le palissage des nouvelles pousses. Après cueillette des pêches, éliminer les rameaux qui ont fructifié en laissant les deux pousses basales pour assurer la fructification de l'an prochain. Continuer l'élagage des arbres à noyaux après récolte.
  • Greffes : Août est le mois de l'écussonnage. A partir du 15, on peut tenter des greffes en couronne sur cerisiers et pruniers. Ne pas laisser le limbe des feuilles sur les greffons.
  • Autres travaux : Arroser si nécessaire, surtout les jeunes arbres nouvellement plantés. Etayer les branches si elles sont trop lourdement chargées de fruits. Implanter de nouvelles places de fraisiers. Si le sol est travaillé au pied des arbres, on peut semer un engrais vert. Cela constituera un apport d'azote et cela évitera de patauger dans la boue si la terre est mouillée au moment de la récolte.

 

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  • Récolte des derniers fruits d'été et des premiers fruits d'automne : Récolter d'abord les fruits véreux (maturité accélérée) pour les détruire ou les transformer en compote. Cueillir des fruits bien colorés. Ne pas hésiter à effectuer plusieurs passages. Ne prélever que des fruits secs, sans pluie ni rosée. Les fruits doivent se détacher facilement de l'arbre quand on les soulève légèrement. On peut déterminer la date de cueillette d'après la date de pleine floraison. Il faut connaître l'échelle de végétation de ses variétés. Cela peut aller de 100 jours pour les plus précoces à 165 jours pour les plus tardives. On peut pratiquer aussi le test iodo-ioduré (test de LUGOL) ou utiliser des appareils plus sophistiqués comme le pénétromètre et le refractomètre. Mais quels sont les amateurs qui possèdent un tel matériel ? Préparer le local de stockage des fruits. Eliminer les noisettes tombées à terre (lutte contre le balanin). Récolte des noix au fur et à mesure de leur chute naturelle.
  • Traitements : Pulvérisation cuprique sur le cerisier si cela n'a pas été fait en août. Dernier traitement contre la tavelure. Lutter contre le puceron lanigère avec PIRIMICARBE, par exemple. Doubler la dose si cet insecte se montre particulièrement résistant. A la fin du mois, traiter contre le bitter pit avec ANTl STIP ou BITTER STOP. Le bitter pit se manifeste particulièrement en cas d'excès de fumure azotée ou de déficit en calcium. Pulvériser un désherbant du type "round up" sur liserons et chardons. Si on n'est pas allergique aux produits de synthèse, on peut traiter au BENOMYL contre les maladies de conservation des fruits.
  • Taille : Poursuivre la taille en vert, l'élagage des fruitiers à noyaux, la taille après récolte du pêcher. Eliminer les feuilles jaunies de la vigne. On peut calmer l'excès de vigueur de certaines pousses en les inclinant ou en les arquant. Cela accélérera leur mise à fruit.
  • Autres travaux : Etayer si nécessaire. Continuer les arrosages des jeunes arbres, si la sécheresse persiste. Apporter des engrais phosphopotassiques aux arbres qui ne fructifient pas. Au cours de la deuxième quinzaine, greffer en fente le cerisier (retirer le limbe des feuilles du greffon). Lutter contre les campagnols: ils sont particulièrement actifs à cette période de l'année. Poser ou renouveler les bandes de glu sur les troncs pour empêcher le passage des insectes qui descendent hiverner dans le sol. Mettre en terre les boutures de groseilliers.

 

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  • Récolte et conservation :
    Pour concilier à la fois goût et conservation, le moment de la cueillette doit être bien choisi. Cueillis trop tôt, les fruits manquent de goût, cueillis trop tard, ils se conserveront moins bien. Trois critères principaux sont à prendre en considération pour déterminer le meilleur moment de la cueillette :
    • virage au clair de la couleur du fond
    • échelle de végétation (nombre de jours entre la floraison et la cueillette)
    • test iodo-ioduré (voir l'article "Quand cueillir ses pommes" pages 10 et 11 du bulletin N° 68).

    La coloration des pépins n'est pas un critère applicable à toutes les variétés. Les fruits des arbres trop chargés ont une maturité retardée. Les gros fruits ont une maturité avancée. Les fruits situés à l'extérieur du feuillage mûrissent plus tôt. Si on a le temps, il est important de cueillir en plusieurs passages car les fruits ne sont pas tous mûrs au même moment.

    Après une forte rosée ou une averse, attendre que les fruits soient secs avant de les cueillir. Saisir les fruits à pleines mains, sans pression, les tourner légèrement en poussant vers le haut (voir bulletin N° 74 page 11 ) . lls doivent se détacher facilement. Si ce n'est pas le cas, repasser quelques jours plus tard.

    Les fruits cueillis doivent "transpirer" pendant 2 ou 3 jours dans un endroit frais et aéré. Ensuite il faudra faire un tri sévère pour ne rentrer au fruitier que des fruits parfaits, sinon il faudra les ressortir pourris quelques semaines plus tard. Les locaux destinés au stockage des fruits auront été nettoyés et désinfectés 2 semaines auparavant. Les fruits éliminés lors du tri seront utilisés immédiatement: jus, pâtisserie, confiture, fruits secs, alcool etc ...

    Stocker séparément les fruits de courte et de longue conservation. En effet, en cours de maturation, les fruits dégagent des gaz particuliers. Les gaz émis par les fruits de courte conservation accélèrent la maturation des fruits de longue conservation. Les pommes doivent être entreposées les pédoncules orientés vers le bas. Pour les poires, c'est le contraire. De plus, si l'extrémité du pédoncule des poires est recouvert de cire, la durée de conservation sera augmentée.

    La récolte des noix doit se faire au fur et à mesure qu'elles tombent naturellement. Eviter de les gauler trop fortement. Cela peut blesser inutilement les branches. Les noix doivent être lavées à l'eau froide puis étalées en couches minces et séchées à l'ombre. Les remuer 1 à 2 fois par jour.

  • Apport d'engrais :
    "En Octobre, qui ne fume rien ne récolte rien". "Il ne suffit pas de prendre, il faut aussi donner". Voici deux dictons qui montrent la nécessité d'entretenir la fertilité du sol de son verger.

    Les engrais peuvent être apportés au niveau du sol, mais le gazon en profitera avant les arbres. Ils peuvent être aussi introduits au niveau des racines dans des trous creusés à l'aide d'une barre métallique, à l'aplomb de la couronne des arbres.

    Quels engrais apporter ?
    L'apport de fumier à titre indicatif, 5 à 10 kg/m2 tous les 3 ans) est toujours le bienvenu, mais son action est lente et profite avant tout au gazon, comme il est dit précédemment (Attention à la fréquence des tontes !).

    On peut apporter des engrais du commerce, sous forme de granulés (50 à 60 g/m2). Choisir des formules sans azote (du type 0-12-12) car ce composant serait lessivé pendant l'hiver.

  • Traitement :
    Le traitement des fruits contre les maladies de conservation est préventif et doit avoir lieu avant la cueillette.

    Traitements naturels : pulvériser des poudres de roches riches en silice, des extraits d'algues; cela renforce l'épiderme des fruits.

    Traitements chimiques : les matières actives le plus souvent rencontrées sont BENOMYL et THIRAME à appliquer quelques jours avant la cueillette. On peut appliquer aussi, trois semaines avant la cueillette, une pulvérisation du produit commercial appelé FOLPEL.

    Dès la chute des feuilles, on peut pulvériser une solution cuprique (type bouillie bordelaise) afin que des spores de maladies cryptogamiques ne s'installent pas sur les cicatnrices foliaires. On peut aussi poser des bandes de carton ondulé sur les troncs et les grosses branches pour recueillir les formes hivernantes de certains insectes comme le carpocapse. Ces bandes seront brûlées et remplacées tous les 10 jours environ. Des bandes de glu peuvent être placées sur le tronc pour empêcher les mouvements des insectes qui descendent hiverner dans le sol.

  • Préparer les futures plantations :
    Toute plantation d'arbre doit être mûrement réfléchie car c'est une action à long terme qui peut, par la suite, apporter plus de soucis que de satisfactions si elle n'a pas été pensée. Il faut d'abord connaître la composition et la structure du sol ainsi que le volume final de l'arbre pour choisir le porte-greffe adapté. Ne pas planter trop serré, trop près de la maison ou trop près des voisins car les arbres prennent vite du volume et cela posera peut-être quelques problèmes dans les années futures.

    Tenir compte de l'orientation du terrain, réfléchir au meilleur emplacement pour chaque arbre, choisir une forme adaptée (espalier, quenouille, plein vent etc...) Si plusieurs variétés sont à implanter, les choisir en fonction de leur goût, de leur utilisation, de leur résistance, de leur conservation de façon à avoir le plus grand éventail possible. Après avoir tenu compte de tous ces paramètres, passer commande afin que les arbres soient livrés avant les premières gelées.

  • Travaux divers :
    Surveiller les ligatures des greffes d'Août et de Septembre. Tailler les ronces fruitières : couper au ras du sol les tiges ayant fructifié cette année. Installer un support pour les futures plantations en espalier. Creuser les trous pour les plantations du mois prochain.

 

Conseil qui reste valable pour tout le temps : prendre des notes pour éviter l'an prochain les erreurs de cette année.

 

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  • Conservation des fruits :
    Normalement en Novembre, les récoltes sont terminées, les fruits triés et stockés au fruitier ou à la cave. Le local idéal pour la conservation des fruits doit avoir une température de 3 ou 4°C pour les pommes et 1°C pour les poires, une hygrométrie suffisante (80%) et une certaine luminosité. Toutes nos caves d'amateurs sont loin de remplir ces conditions. Nos fruits se conserveront quand même, mais moins bien et moins longtemps. Le fruitier doit être aéré au moins une fois par semaine. Surveiller les fruits et retirer ceux qui sont abîmés. Consommer en priorité les fruits récoltés trop tardivement. Si des taches amères apparaissent dans les fruits, cela peut être une carence en calcium: prévoir une pulvérisation de calcium sur le feuillage l'an prochain.
  • Amendement du sol :
    Apport d'engrais si cela n'a pas été fait en Octobre. Dans les vieux vergers, prévoir en plus un apport de chaux. En effet, un verger adulte hautes tiges prélève de 80 à 200 kg de chaux par hectare et par an. On comprend donc qu'après plusieurs décennies cet élément finit par manquer dans la zone prospectée par les racines de nos arbres. Cette décalcification entraîne une acidification du sol qui retient moins bien les engrais. De plus la chaux est utile à la plante pour former ses tissus. Elle stimule la croissance racinaire, assure une bonne répartition des amidons et neutralise les acidités végétales. Une carence en chaux peut être favorable au développement de certaines maladies. Une tonne de chaux magnésienne par hectare serait un moyen efficace pour lutter contre le bitter-pit.
  • Plantations :
    "A la Sainte Catherine, tout bois prend racine"

    Si tout le travail de préparation et de réflexion a été mené en Octobre, il ne reste plus qu'à passer à l'acte. Sinon, réaliser maintenant toutes les actions décrites à ce sujet dans les travaux d'Octobre. Il est préférable de planter en Novembre, car l'enracinement peut débuter avant les grandes gelées. Bien choisir ses plants :

    • Tronc droit s'amenuisant régulièrement vers le haut
    • Ecorce lisse et luisante
    • Pousses vigoureuses, bien aoûtées
    • Chevelu racinaire abondant
    • Plants testés virus.

    En réintroduisant la terre dans le trou de la plantation, incorporer une fumure de fond. "Le futur se prépare au présent". Cette fumure de fond peut être soit du fumier bien décomposé (30 kg par m3 de terre), soit un engrais organominéral du type 4-8-12 (2 à 3 kg par m3). La présence d'azote favorise l'apparition de jeunes radicelles.

    Ne jamais planter l'arbre tout au fond du trou de plantation; ce serait trop profond, les racines s'asphyxieraient. Combler les 3/4 du trou avec le mélange terre + amendement avant de placer l'arbre. Enfoncer le tuteur, habiller et praliner les racines, poser l'arbre sur un petit cône de terre, recouvrir les racines avec le reste de terre, mouiller abondamment et secouer un peu I'arbre afin de faire remonter les bulles d'air emprisonnées, tasser avec le pied (même si la terre colle aux chaussures !). Une fois ce travail terminé, le collet de l'arbre doit être au niveau du sol. En aucun cas le bourrelet de greffe ne doit être enterré. Si ce n'est pas le cas, ne pas hésiter à déplanter et à recommencer.

    Lire les articles sur la plantation parus dans les anciens bulletins :

    • Plantations de J. Vigé, bulletin N° 72, page 10
    • Conseils aux débutants de G. Nicaise, bulletin N° 63, pages 27 et 28
    • Plantation des arbres fruitiers, section Auxois-Morvan, bulletin N° 37, page 13.
    • Savez-vous planter les arbres de M . Grasseler, bulletin N° 3 7, pages 18 à 20
    • Plantez un arbre de H. Gosselin, bulletin N° 29, pages 25 à 28.
  • Taille :
    Faut-il tailler l'arbre à sa plantation? Réponse: OUI. En effet, le système racinaire a été fortement endommagé lors de l'arrachage du jeune plant et encore réduit par l'habillage avant plantation. Si l'on conserve la totalité des branches, le nombre de bourgeons à nourrir sera trop grand par rapport au nombre de racines et au cours de l'été suivant les jeunes pousses risquent de mourir par manque d'eau et de nourriture. Cependant les avis divergent sur ce point: cette taille n'est-elle qu'un simple accourcissement des rameaux existants ou déjà le début de la taille de formation? Pour tenter de se faire une idée sur la question. Lire l'article : Plantalion et formation., section Auxois-Morvan, bulletin N° 49 pages 13 et 14.
  • Taille de plantation :
    Raccourcir les racines, pratiquer des coupes horizontales et nettes.
  • Taille de formation :
    Choisir les charpentières (les insertions sur le tronc doivent être distantes d'au moins 3 cm), les raccourcir (conserver 1/3 de leur longueur), contrôler leur inclinaison (45° environ)
  • Entretien des arbres existants :
    Remettre en état les arbres : couper soigneusement les branches cassées au cours de la récolte ou à cause d'une surcharge de fruits. Recouvrir les grosses plaies de mastic. Supprimer les pousses malades. Ne tailler que par températures positives, à partir de la mi-novembre. Entreprendre en priorité les arbres âgés et les arbres à noyaux car ils supportent mal les tailles tardives du printemps. Adapter la taille aux réactions de l'arbre suite aux tailles des années précédentes. Tailler court les arbres très productifs et long les arbres qui produisent trop de bois.
  • Autres travaux :
    Poursuivre le traitement aux sels de cuivre pour lutter contre les maladies cryptogamiques. Poser des abris pièges contre les ravageurs. Ramasser et détruire les fruits rcstés à terre. Nettoyer à l'alcool à brûler les zones attaquées par le puceron lanigère. Couper les touffes d'herbe sèche au pied des arbres; elles pourraient servir de refuge aux campagnols. Protéger les jeunes troncs contre les rongeurs à l'aide de grillage ou d'un répulsif.

 

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  • Nettoyage des arbres et du sol :
    Eliminer les mousses, les lichens du tronc et des charpentières par raclage ou brossage. Les recueillir sur un plastique et les brûler. On peut aussi utiliser un nettoyeur à haute pression. L'utilisation des huiles jaunes est à éviter car elles détruisent la faune auxiliaire. Ratisser sous les arbres pour éliminer (par le feu) les déchets susceptibles de porter les formes hivernales des maladies de l'an prochain (tavelure principalement).
  • Travail du sol :
    Un bêchage détruit bon nombre d'insectes hivernant dans le sol comme la mouche de la cerise, le ver de la framboise et certains carpocapses, les oiseaux qui dévorent nos cerises deviennent nos alliés en se nourrissant de ces larves.
  • Lutte contre les rongeurs :
    En décembre, les campagnols et mulots n'ont plus grand chose à se mettre sous la dent et s'attaquent souvent aux racines de nos fruitiers. On peut poser des pièges, leur distribuer des racines empoisonnées ou des appâts du commerce, poser des appareils émettant des ultrasons. A la plantation des arbres, tapisser le trou de grillage et mélanger du verre pilé à la terre. Pour vérifier la présence de campagnols, ouvrir une de leurs galeries : dans la demi-heure qui suit, ils auront rebouché l'orifice.
  • Elimination des vieux arbres et des souches :
    Avant de supprimer définitivement un vieil arbre, lui assurer une descendance en prélevant des greffons si c'est possible. Sinon, pratiquer un rabattage très sévère en espérant provoquer la naissance de quelques jeunes pousses l'an prochain.

    Une technique de dessouchage si on n'a ni pelleteuse ni bulldozer: percer dans la souche tous les 8 à 10 cm, des trous de 12 mm de diamètre et de 10 à 15 cm de profondeur. Emplir ces trous de chlorate de soude, les reboucher avec un bouchon ou de l'argile. Remettre du chlorate de soude 15 jours plus tard et reboucher. Attendre 3 mois, arroser la souche avec du pétrole et allumer. La souche se consumera lentement jusqu'à l'extrémité des racines.

  • Taille :
    S'il ne gèle pas on peut tailler et élaguer: éliminer le bois mort, les branches cassées, les rameaux orientés vers l'intérieur, les branches trop proches l'une de l'autre, les parties retombantes des branches fructifères. Rajeunir les arbres montrant des signes de fatigue en pratiquant un élagage assez sévère pour provoquer la pousse de jeune bois.
  • Poursuivre les plantations : Toujours s'il ne gèle pas.
  • Entretien des outils : Nettoyer, affûter, graisser, réparer ... Lire les articles de L. Barbance, à ce sujet dans les bulletins N° 55, 56 et 57. Pour l'achat de nouveaux outils, ne pas hésiter à mettre le prix. On est souvent déçu par des outils "à quatre sous" (on peut aussi écrire une lettre au Père Noël).
  • Préparer les futures greffes : En prélevant dès maintenant les greffons et en rabattant les arbres à surgreffer 30 cm environ au-dessus du point de greffage.
  • Lutte contre le gibier : A poursuivre.
  • Surveiller le fruitier.

D. ETALON
(Franche-Comté Nord)
Inspiré du calendrier Auxois-Morvan


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