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Les données de base

Pourquoi les Croqueurs de Pommes ?

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Au début du siècle :

Les marchés

des villes et des bourgades de France proposaient à leurs clients des centaines de variétés de fruits divers d'origine nationale, voire de production locale (cf les énumérations de ZOLA dans le Ventre de Paris). Fruits goûteux, sains, aux saveurs et emplois extrêmement variés.

Les vergers

entouraient et pénétraient les villages. Dans les banlieues des villes, de vastes espaces étaient voués à l'horticulture et à la culture des arbres fruitiers (exemple : les pêches de Montreuil).

La France rurale

était peuplée d'une multitude d'exploitants ou semi-exploitants terriens. Ils ne connaissaient d'autres fruits que ceux de leur verger. Ces fruits faisaient partie de leur alimentation (fruits frais ou séchés, conservés, confitures, pâtisseries, plats cuisinés; boissons fraîches, fermentées, distillées). Vendus sur les marchés, ils apportaient un appréciable complément de ressources.
Chacun savait peu ou prou tailler et greffer. Les vieux arbres étaient régulièrement remplacés. Par échanges, on améliorait et développait un patrimoine fruitier d'une prodigieuse richesse (4 à 5 000 variétés rien que pour les pommes).

Des amateurs éclairés

entretenaient avec amour, dans leurs propriétés, des collections de fruitiers qu'ils observaient, enrichissaient par échanges, achats ou créations. Ils formaient l'essentiel de nombreuses et très vivantes... Sociétés savantes (Société française de pomologie, diverses Sociétés locales d'émulation, botanique, histoire naturelle...). On y publiait les observations, remarques ou études, parfois des ouvrages considérables (le dictionnaire de pomologie de A. LEROY fin du XIXe siècle ) comporte 6 tomes, en tout 3450 pages, toutes illustrées.

 

A la fin des années 1970 :

 

Actuellement :

Le consommateur

se voit offrir une profusion de fruits, parmi lesquels les variétés indigènes (pommes, poires, prunes...) n'ont plus beaucoup de place. Encore se trouvent-elles représentées par des produits étrangers, bien que cultivés dans notre pays.

 

Que nous apporteront les prochains règlements européens ?

On assiste à la disparition d'un patrimoine génétique irremplaçable et précieux, et en particulier de gènes susceptibles d'entrer dans la création de meilleures variétés, plus résistantes aux maladies actuelles ou à venir. Se rappeler l'histoire du phylloxéra (venu d'Amérique) : les vignobles n'ont été sauvés de la disparition totale que par l'adoption d'une souche (américaine) naturellement résistante au phylloxéra.

Seul un mouvement susceptible de toucher et d'intéresser chez eux les détenteurs d'anciennes variétés est en mesure de freiner ou de stopper leur disparition. C'est bien l'objectif mais aussi le domaine irremplaçable des Croqueurs de Pommes.

 

 Retour en début de page Dernière mise à jour : 17 avril, 2002